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Mes dernières lectures féministes: 6 livres à découvrir en 2026

Hello!

Je vous retrouve avec une sélection variée de livres féministes. Dans cet article vous trouverez un roman sur le cyberharcèlement, un deuxième sur le sujet de la prostitution, un essai sur les sorcières et deux bandes dessinées.

Romans

Les yeux rouges – Myriam Leroy

Couverture du roman "Les yeux rouges" de Myriam Leroy, éditions Seuil. Visuel saturé de rouge montrant plusieurs visages de femmes superposés avec un regard fixe et intense.

C’est un ouvrage qui traite du cyberharcèlement. Comment il peut détruire quelqu’un psychologiquement. L’autrice en as fait les frais, et met en avant l’impact que peut avoir ce dernier sur la santé mentale de quelqu’un qui le subit (en majorité les femmes). J’ai également visionné un documentaire Arte (#salepute, dans l’enfer du cyberharcèlement) récemment sur le sujet si vous voulez aller plus loin. Il faut prendre conscience à quel point c’est un phénomène qui touche majoritairement les femmes. Les vagues de cyberharcèlement dont les femmes peuvent faire l’objet sont d’une violence inouïe.

C’est un des côtés dévastateurs des réseaux sociaux qui met encore une fois en lumière une haine profonde des femmes de la part de beaucoup d’hommes (car les vagues de haine sont en majorité orchestrées par des hommes). Les RS ont donné un espace inédit aux luttes féministes et anti racistes mais ont mis en lumière conjointement une partie de la population qui n’est pas en faveur d’un changement en ce sens, et qui ne veut en aucun cas l’égalité. Je vous conseille ce roman! Il se lit vite et il est important de mettre plus de visibilité et de lumière sur ce phénomène. Il a des effets dévastateurs sur la vie de beaucoup de femmes qui sont déjà bien courageuses de s’exposer à ce point aux yeux de tous..! Vous pouvez trouver cet ouvrage sur Recyclivre.

La maison – Emma Becker

Couverture du livre "La Maison" d'Emma Becker, édition J'ai Lu. Illustration graphique montrant des jambes de femme en bas et talons hauts rouges, avec le titre écrit verticalement en noir.

C’est un roman qui traite du sujet de la prostitution. L’autrice a travaillé deux ans dans des maisons closes à Berlin (ou la prostitution est légale). Elle raconte son expérience au sein de l’une des maisons qui l’a particulièrement marquée. J’ai mis beaucoup de temps à finir ce roman pour être honnête malgré le fait qu’il soit très intéressant. Le début du récit est assez prenant et on se plonge volontiers dans l’histoire d’Emma et dans ces différents questionnements vis à vis de la vision de la prostitution dans notre société. L’autrice dénonce l’hypocrisie en vigueur autour du tabou des femmes qui ont décidé de faire payer l’accès à leur corps et leur sexualité.

Je suis toujours assez partagée sur le sujet de la prostitution. Je comprend d’un côté celles et ceux qui le dénonce au motif qu’il aliène les femmes toujours plus dans leur rôle purement sexué au sein de notre société. Rôle qui se résume à satisfaire les hommes aussi bien visuellement que sexuellement. Mais de l’autre j’entends aussi l’argument des femmes qui entendent prendre le contrôle de leur corps quelque part et choisir de prendre leur part du gâteau. Dans cette société qui nous somme d’être sexuelle et sensuelle « gratuitement »! On dépense des sommes astronomiques pour correspondre aux standards en vigueur et aux normes imposées en terme de féminité.

Ces femmes qui se font payer juste pour « remplir leur rôle de femme », aliénées ou badass ?

Ne renverseraient-elle pas la tendance? Elles prennent le pli d’exploiter cette beauté et cette attirance pour leur propre enrichissement. Non pas pour enrichir les industries de beauté qui appauvrissent les femmes plus que ne les embellissent. Et quand bien même elles le feraient. Il est de bon ton de se souvenir qui a intérêt que ces standards soient bien en place. Il ne faut pas oublier l’exploitation humaine que représente la prostitution. Mais brandir cet argument pour mettre à mal les femmes qui ont fait le choix d’utiliser leur corps comme « outil de travail » n’est pas non plus très constructif à mon sens. Je suis toujours partagée sur le sujet même si cette lecture m’aura au moins permise de voir l’envers du décor d’une prostitution qu’on dépeint trop souvent comme quelque chose de sale. Il y a quelque chose de poétique dans ce roman. L’autrice nous parle de ses camarades qu’on appelle « les filles de joie ». De leurs histoires. De ce qui a pu constituer une période de leur vie en tant que prostituée. Ce roman est une ode à la beauté également. Celles des femmes des bordels. Les femmes qu’on dit « de petite vertu » alors qu’à y regarder de plus près on lit plutôt sur des femmes puissantes. Qui ont quelque part, le contrôle de leur vie grâce à leur corps.

Vous pouvez retrouvez ce livre sur Recyclivre.

Essais

Sorcières – Mona Chollet (audible)

Quatrième de couverture du livre "Sorcières : La puissance invaincue des femmes" de Mona Chollet, éditions Zones. On y voit une illustration vintage d'une sorcière sur son balai et le résumé complet du livre.

J’ai commencé « réinventer l’amour » de Mona Chollet en début d’année mais je dois bien avouer qu’après avoir lu « beauté fatale » (je vous en parle ici et ) de la même autriceje constate que j’ai vraiment du mal avec le style d’écriture de cette dernière de manière générale.. Je trouve la lecture peu digeste, et ce malgré qu’elle en soit très intéressante! Les essais de Mona Chollet sont d’utilité publique. Ils dénoncent des réalités d’aliénation et d’injonctions envers les femmes qui se doivent d’être mises en exergue. J’ai été ravie (et fière même haha) de finir beauté fatale! Tant la lecture et les informations que contiennent le livre sont denses. Aujourd’hui je viens vous parler de son ouvrage intitulé « Sorcières » qui l’a fait connaitre du grand public. Je l’ai écouté en version audio. Ce qui a rendu la lecture beaucoup plus « digeste » !

Je vous conseille de retenter l’expérience Mona Chollet en version audible si comme moi vous avez étiez en difficulté avec les ouvrages papiers. « Sorcières » parle de la persécution de ces dernières au cours de l’histoire. La 1ere partie en ce sens a un caractère très historique. Mais elle est pertinente dans le déroulement du livre puisque l’autrice fait un parallèle entre les sorcières d’hier et celles « d’aujourd’hui » qu’on associe aux féministes dites extrémistes. Celles qui dévient des normes en vigueur mises en place de manière consciencieuse pour les femmes. Je vous conseille grandement cet ouvrage qui m’a beaucoup appris! Il permet de prendre de la hauteur par rapport au mouvement #metoo notamment et de constater toutes les avancées qu’il aura pu apporter. De même que toutes les remises en questions vis à vis d’une culture du viol trop bien ficelée et ancrée dans notre société sans que beaucoup n’en n’aient conscience. Vous pouvez retrouver ce livre sur Recyclivre.

Chloé Delaume – Sororité

Couverture du livre "Sororité", collectif dirigé par Chloé Delaume, éditions Points. Design violet avec une liste de contributrices incluant Juliette Armanet, Lauren Bastide et Alice Coffin.

Ce petit ouvrage est un recueil de petits récits écrits par un collectif de femmes autour d’un thème qui tient à cœur bien des féministes je pense:la sororité. On peut y lire des définitions diverses et variés. Des récits de vie, des poèmes, des conversations qui nous donne une image plurielle de ce concept qui englobe tant de visions et de vécus. J’ai adoré cet ouvrage! Il se lit vite et il est je trouve très enrichissant.

Je le conseille à toutes celles qui cherchent un essai agréable et fluide à lire. Il se situe à l’intersection entre un recueil de nouvelles/retours d’expériences vécues et un essai féministe sur la notion de sororité (sans pour autant que la lecture soit indigeste). J’aime beaucoup lire des essais féministes mais ils ont tendance à ne pas toujours être accessibles en terme de lecture je trouve (comme Mona Chollet par exemple). Ça fait du bien de trouver des essais « plus légers » en terme de lecture. Je vous le recommande chaudement. Il est court, en version poche et il est à mettre entre les mains de toustes!

Bandes dessinées

Grandeur et décadence – Liv Stromquist

Couverture de la bande dessinée "Grandeur et décadence" de Liv Strömquist. Illustration d'un globe terrestre entouré de bâtiments financiers (Bank Corp, Invest Fund) sur fond bleu clair avec des touches de rose et de jaune.

Je suis une grande fan des BD de Liv Stromquist. Ces ouvrages sont des condensés d’information d’utilité publique à mon sens. La plupart traitent du sujet du féminisme, mais celui ci un peu moins pour le coup! Il dénonce les dynamiques bien ficelées et bien en place du capitalisme au sein de notre société. On parle de privilèges. De classes sociales. Et à quel point ces dernières influencent les dynamiques de pouvoir dans lesquels nous sommes asservis. Liv Stromquist parle également des décisions qui sont prises au niveau mondiale. Par des personnes très privilégiés souvent, qui sont bien loin de pouvoir comprendre les réalités des catégories les plus pauvres de la société. Ces décideurs guidés par le profit, la compétitivité, le pouvoir et non pas par l’équité, la justice sociale ou encore la protection de la planète et du vivant.

Dans le palais des miroirs – Liv Stromquist

Couverture de la bande dessinée "Dans le palais des miroirs" de Liv Strömquist. Illustration d'une femme en robe fleurie bleue tenant un miroir à main, entourée de pétales tombants sur un fond vert amande.

Comme citée juste au dessus les BD de Liv Stromquist sont parmi mes préférées de ma bibliothèque! Elles sont d’une justesse sans faille, surtout quand il s’agit de sujets féministes. J’ai beaucoup aimé ce dernier ouvrage qui est en couleur pour une fois. Il dénonce des sujets très contemporains relatif au féminisme. Grâce à cette BDj’ai changé mon regard sur ces femmes qui s’enrichissent grâce à leur physique à l’ère d’instagram et des réseaux sociaux. C’est une réflexion que je me suis faite au sujet de la prostitution également (grâce au livre La maison cité plus haut).

Pourquoi blâmer les femmes qui exploitent les standards de beauté qui nous sont à ce point imposés et qui nous aliènent ? La majorité d’entres nous enrichissent ces industries qui se font des millards sur notre dos chaque année. Pourquoi blâmer celles qui réussissent à prendre une part du gâteau dans cette mascarade « seulement » grâce à leur physique ? Ces femmes n’ont pas plus de mérite que des hommes blancs qui héritent de grandes fortunes qui n’ont pas vraiment « mérité » leur succès mis à part le perpétuer à travers plusieurs générations.

Pourquoi une femme a moins de mérite quant elle utilise son corps pour s’enrichir ?

C’est un sujet à débat. J’entend également les contre-arguments qui dénonce le caractère aliénant de ces standards. Si on perpétue cette industrie de la beauté et du care les femmes seront perpétuellement enfermées dans ce schéma. Elles n’auront jamais le temps que les hommes ont a leur disposition pour s’enrichir. Pour entretenir une position sociale plus égale (si tentée qu’elle existe). Mais quand même. Je trouve qu’il n’y a pas lieu de s’enflammer à ce point devant des femmes qui font ce choix et qui puis est, s’enrichissent. Les femmes auront toujours droit à leur lot de critiques. Quoi qu’elles fassent. Si ce n’est pas sur leur physique ce seront sur leurs capacités à performer dans tel ou tel domaine. Leur rôle de mère. D’épouse. Ou encore d’aidante. La liste est longue. Moi je prend le pli de la bienveillance et cette BD nous aide à prendre ce chemin également.

Vous pouvez retrouver la BD sur Recyclivre.

Voilà pour mes dernières lectures! J’espère que cette sélection aura pu vous inspirer. N’hésitez pas à me partager vos avis également si vous les avez lu 🙂 Vous cherchez d’autres revues lectures? Par ici et par là.

2 Comments on “Mes dernières lectures féministes: 6 livres à découvrir en 2026

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